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8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 15:41

Je viens d' arriver a BAM apres 9300 km depuis Brest. Desert et oasis alternent...Il fait toujours chaud et le vent se leve tres fort a partir de midi, parfois favorable (28 km/h de moyenne aujourd'hui), parfois defavorable. Les tourbillons sont a surveiller de pres, hier je ne l' ai pas vu venir et j' ai ete litteralement "depose" au milieu de la route. La route est maintenant a 2 voies et sans bas-cotes, il faut regarder devant, derriere, sur les cotes (pour les tourbillons): quand 2 camions se croisent a ma hauteur, je me 'jette" dans le sable ou les graviers. 

Des chauffeurs de bus et de camions m' ont propose plusieurs fois de monter a bord. Reponse " Je fais un tour du monde a velo, pas en bus" , "OK, Ok mais seulement 50 km" . Ils ont une vie difficile et les efforts gratuits ils ne comprennent pas, c' est peut-etre un privilege de nantis? Je me souviens d' un footing de bon matin a Islamabad au Pakistan, les gens regardaient derriere moi pour voir qui me courrait apres...   

" Do you smoke???" On me l' a propose plusieurs fois...Il y a de l' opium dans l' air ou plutot dans le coffre des voitures, l' Afghanistan est tout proche et la drogue passe par cette route pour arriver...chez nous. Malheur a celui qui se fait pincer, c' est la peine capitale, il vaut mieux forcer le barrage de police mais il y a un "comite d' acceuil" 300 metres plus loin.

Route vers Zahedan demain en Balouchistan, dans 500km c' est le Pakistan.

Un gand merci a la famille Tabatabee qui m' a acceulli a Kerman. Grace a Yeganeh (12 ans), on a reussi a surmonter l' obstacle de la langue

    

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Published by francois pouliquen - dans unautretour
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commentaires

Joëlle 10/10/2006 21:55

Ben, coup de chapeau. D'un autre côté, quelle belle vie tu as §

René 08/10/2006 17:31

salut François,
j'ai enfin compris comment ajouter un commentaire.
dans un de mes  mail envolés sans doute dans la poussiére du désert.
je saluais les écrits de ton reportage ,il y a en toi un écrivain reporter qui s'ignorait mais il n'est jamais trop tard .
encore bravo.
rené