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18 septembre 2015 5 18 /09 /septembre /2015 18:44

Un grand merci à tous ceux qui ont pu se joindre à nous et à ceux qui nous ont exprimé leur sympathie et leur soutien.

Vous trouverez ci-dessous le livret de la cérémonie ainsi que les hommages de la famille et des amis.

CEREMONIE D'ADIEU DE FRANCOIS
CEREMONIE D'ADIEU DE FRANCOIS
CEREMONIE D'ADIEU DE FRANCOIS
CEREMONIE D'ADIEU DE FRANCOIS

MOT D'ACCUEIL

Papa, Pops, Farfar ou Poupou, François a marqué chacun d’entre nous. Nous avons tous nos propres souvenirs de moments passés à ses côtés. Il faut dire que François était très actif.

De la ferme familiale de Keryaouel jusqu’à ses voyages autour du monde, il a gardé l’amour du monde paysan et le goût du travail. Quant aux bagarres avec son frère, commencées très tôt, elles lui avaient données le goût du sport. Le foot fut le premier, appris dans la cour de l’école des garçons de Lesneven. Il le mena jusqu’à la place enviée d’attaquant vedette de l’équipe de Guiclan, et plus longuement dans les tribunes du stade Francis Le Blé de Brest. Puis ce fut la course à pied durant les études supérieures à Angers. C’est à cette période qu’il rencontra Monique avec qui il fondera notre famille. Peu après la venue d’Erwan, ses passions pour le Parachutisme et le vélo naissent en même temps que celle pour son travail. Ces passions ne le quitteront plus et c’est d’ailleurs durant cette parenthèse parisienne que Loïc agrandit la famille. Quelques années plus tard une opportunité professionnelle lui permet de revenir vivre dans son Finistère natal, à Brest, près de ses parents. La planche à voile rejoindra alors le parachutisme à Vannes dans les activités partagées en famille le we. La semaine son investissement au travail et ses nombreux déplacements professionnels à l’étranger mettent en valeur les talents d’organisation et d’éducation de Maman.

Quelques années plus tard une certaine fatigue professionnelle et le décès de Grand Père lui font prendre du recul : le travail n’est plus une priorité. Erwan et Loïc sont maintenant autonomes, pourquoi ne pas faire une pause ?: Ce sera l’année sabbatique et un tour du monde à vélo. Le vélo, qu’il définissait lui-même comme « le seul moyen de locomotion ne l’éloignant pas des hommes », est un parfait vecteur de rencontre. Il crée la sympathie, favorise le contact et lui permettra de traverser des pays encore peu ouverts. La famille sera toujours associée : Loïc et Monique le rejoindront en Sibérie pour l’été, Erwan au Mexique pour Noël.

A son retour, le rythme a changé : il se donne plus de temps pour le sport et les voyages. Il y a 10 ans la bonne nouvelle de la retraite anticipée lui offre la possibilité de repartir autour du monde avec son vélo fétiche : Magic. Malheureusement elle coïncide avec la détection de la maladie. Après ce deuxième tour du monde, la santé est bonne et François a un nouveau projet : un tour du monde en bateau. Mais problème : il ne connait rien à la voile !

Comme à son habitude il s’y met sérieusement : stages, formation, permis et pour finir achat d’un voilier : Magic Bihan. Quelques mois plus tard sa santé décline et un traitement est nécessaire : c’est la fin du projet. Vient alors le temps paisible de la retraite : balades côtières, sorties vélo, parachutisme, voyages avec Monique, rôle de grand-père auprès de Livio, Lana et Tessa.

L’été 2014 marque une nouvelle étape : la maladie gagne du terrain et l’oblige à stopper le para puis le vélo. Les voyages seront moins fréquents. Le bateau et les promenades avec Fridu lui demandent de plus en plus d’efforts. Monique lui souffle alors qu’il peut lire et faire lire les enfants dans une école. Ce dernier partage l’enchante et il aimera passer du temps à choisir ses livres. Son dernier été se passera entouré de sa famille et de ses petits-enfants comme il l’avait souhaité.

HOMMAGE DE MONIQUE

Coucou mon François,

L’autre jour, en promenant ton fidèle compagnon Fridu, j’ai rencontré Jo notre voisin qui m’a demandé : « Comment va ton François ? ».

En effet Jo, François était et restera mon François.

Il était de ceux qui aiment organiser, mettre en œuvre un projet, partir pour rencontrer l’autre et comprendre son mode de vie, sa culture.

« La terre est petite puisque j’ai pu en faire le tour en vélo ! », me disais-tu.

Au cours des 10 dernières années, malgré l’épée de Damoclès au-dessus de ta tête, tu as réalisé de nombreux rêves, auxquels tu m’as associée en partie.

Ainsi j’ai pu te rejoindre avec mon vélo lors de ton deuxième tour du monde.

Nous avons traversé ensemble l’Australie du nord au sud et fait un bout de route au Maroc et en Espagne.

Tu avais encore bien des projets mais tu as préféré les annuler en Juin : « Mon corps ne suit plus » me disais-tu.

Tu viens de partir mais cette fois sans vélo, sans bateau. Tu survoleras le ciel avec un parachute céleste et tu veilleras sur nous tous : tes enfants, tes petits enfants chéris, Livio le sportif, Lana la créatrice et Tessa l’observatrice.

Tu pourras veiller de la Haut, sur tous les êtres qui te sont chers, sur tous tes amis.

Et même si notre vie n’a pas été qu’un long fleuve tranquille, Merci Mon Amour pour tout ce que tu m’as apporté, tout ce que tu m’as fait découvrir.

N’oublie pas de m’attendre sur l’autre rive quand le moment sera venu pour moi.

Au revoir « Mon François », tu resteras graver dans nos cœurs.

HOMMAGE DE PATRICIA

Voici un ptit texte co-écrit avec les copains du para-club que je lirai en breton, langue que tu aimes tant.

 

" Setu ur gerig evidout Poupou. A-du omp oll evit komz diwar da benn 'vel ur veajour a vicher, a blij dit bevañ traoù kreñv, ha ma n'eo ket kreñv da betra servij neuze !? Hag ar gwir zo ganez Poupou !

Atav digor war ar bed, evit kejañ gant an dud, ranañ un tamm bara hag ur banne gwin gant an hini o tont. Ur paotr sichant out, leun ha pinvidik mor da galon.

Penn-kil-ha-troad ivez, mont a rez betek penn da mennozioù, hag ur bern mennozioù teus ! Skuizus da heuliañ a-wechoù ! Koulskoude eo chomet Monique en da gichen betek penn, pebezh plac'h kaloneg !

Doujañs teus evit an douar, kemen evit an oabl, ha plij a ra dit c'hoari etre an daou.

D'am soñj omp oll a-du evit lâvar out penn-kalet ivez. Mouzañ pe langachiñ an dud out gouest d'ober. Teus ket aon lavar ar wirionez d'an dud, 'fin da wirionez dit te d'an nebeutañ. Ha difoupet da galon ! Eurusamant n'out ket sirius a-walc'h evit chom mouzet 'pad pell, ur banne bier hag eo renket an afer, ha mat pell zo !

Emichañs e kavi Hawaï du-se, ha plijadur ho po asambles, sur ha n'eo ket marteze. Fri du a chom amañ evit ober war-dro Monik, ar vugale, ar vugale-vihan, Magic bihan, ar saout hag ar re all.

Ar wech-mañ teus ket bet ezhomm manifestiñ evit mont kuit eus Guilers, tok ebet. Ar c'hlañved 'neus tapet ac'hanout hag an Ankou zo deuet d'az gerhat. Gast ar c'hast ! Mankout a ri deomp.

Echu ar vuhez Poupou, echu ar c'hudennoù, peoc'h dit. Mersi bras dit evit tout ar pezh teus ranet ganeomp. Mont a rez kuit met ar peurest a chom. Have a good trip Poupou.

A greiz galon  Y

Da vignoned. Miz Gwengolo 2015"

 

" On est tous d'accord pour dire que t'es un sacré Poupou !

Un sacré voyageur, baroudeur, aventurier, amoureux des rencontres et passionné.

Un sacré bonhomme, humaniste, original, tendre, vrai et entier.

Un sacré breton, pur beurre, penn-kalet, têtu, tenace, râleur et bougon même parfois.

Des sacrés coups de gueules y'en a eu, suivis de réconciliations et de déconnades à tout va.

Mais t'es aussi sacrément ambitieux, audacieux, fonceur, déterminé et jusqu'au boutiste.

La vie tu l'aimes forte et intense, bah oui, faut qu'ça ait du goût sinon elle n'a que peu d'intérêt.

Du plancher des vaches à la rade de Brest en passant par les nuages, tes passions t'ont mené jusqu'au bout du monde. Et Monique toujours à tes côtés, jusqu'au bout, quel courage, et quelle patience parfois, chapeau-bas Monique ! Car pas toujours facile à suivre le Poupou.

Espérons que tu puisses retrouver Hawaï là-bas. Ne t'inquiètes pas pour Fri du, il est entre de bonnes mains et veille sur Monique, les enfants, les petits-enfants, Magic bihan, les vaches et les autres.

Cette fois pas besoin de manif pour quitter Guilers, la maladie t'a attrapé et c'est l'ankou qu'est venu te chercher. Enfoiré de cancer ! Tu nous voles un chic type, un ami. Tu t'en vas Poupou mais tout ce que tu as partagé avec nous reste, et pour tout ça on te remercie, tous ces bons moments passés ensemble, ici ou là. Tu vas nous manquer. Tu dois déjà être en train de préparer le tour d'une autre planète, tu nous raconteras ?

Kenavo Poupou, have a good trip.

Love  Y"

HOMMAGE DE JIPPY

On m’a demandé de résumer en quelques mots la vie de parachutiste sportif de François. Exercice difficile pour moi, un de ses amis parmi de très nombreux en France et dans le monde, car cette partie de sa vie a été, elle aussi, intense, variée, passionnée.

François a débuté en 1970 à Nevers. Son métier l’ayant rapproché de Paris, il continue à sauter à la Ferté Gaucher de 1971 à 1982. Il découvre alors le vol relatif à 4, à 8, à 16, en particulier dans la fameuse équipe à 16 des « Frères de la Cote », alliance de Bretons et de Parisiens.

Pendant ses vacances d’été en Bretagne, il vient souvent sauter sur le centre de Vannes. C’est à cette époque que nous avons fait sa connaissance et celle de sa famille, Monique son épouse, Erwan et Loïc se fils.

 Puis sa mutation professionnelle à Brest en 1982 marque son arrivée définitive sur le centre de Vannes.

Nous découvrons alors Poupou, surnom donné à François à la Ferté Gaucher . Nous avons tout de suite adopté ce surnom. Il perdure, j’en veux pour preuve les récents messages sur les réseaux sociaux.

A Vannes, François ne se contente pas de venir sauter, il s’investit rapidement dans le développement du centre, se battant becs et ongles pour l’achat du premier PILATUS.

On découvre alors le Poupou, breton au caractère trempé du Finistère Nord, avec en plus un coté gouailleur de parisien fertois.

Ce métissage faisait partie intégrante de son personnage, de son originalité.

Bien sûr, François va communiquer sa passion à ses fils Erwan et Loïc. Le premier vol relatif à 3 des POULIQUEN a laissé quelques traces de sueurs froides : ouverture basse sous la couche de nuages. Plus tard l’élève Erwan dépassera le maitre François devenant avec les équipes de France de Vol Relatif à 4 et à 8 plusieurs fois Champion du Monde, grande fierté légitime de Monique et François.

Il aimait aussi les grandes formations, à Vichy, à Empuria, à Brienne le Château. Il y apportait sa passion, son perfectionnisme mais aussi son humour grinçant sans oublier de râler quand même un peu si nécessaire. Au cours de ses 2 tours du monde en vélo, François a continué à pratiquer le parachutisme au gré des occasions. Après le traditionnel saut de départ sur la plage du Moulin Blanc à Brest, il a ainsi pu sauter en Pologne, Roumanie, USA, Thaïlande, Maroc, je dois en oublier. De passage à Vannes, sur la route du retour de son 2e tour du monde, nous lui avons organisé un saut à la même altitude que son plus haut sommet en Amérique du sud, 4600m. Grand moment d’émotion pour préparer l’atterrissage d’un autre quotidien.

On ne peut pas parler de François sur les terrains d’aviation sans évoquer ses chiens Hawai puis Fridu. Chacun à leur manière a fait tourner en bourrique les directeurs techniques de nombreux centres, jouant dans la salle de pliage ou pire, courant sur la piste après l’avion au décollage quand François était à bord. Liés au personnage de François ils étaient acceptés comme tels, malgré leur indiscipline. Tel chien tel maître, voir son contraire.

François fut aussi animateur bénévole de Vol Relatif et beaucoup de jeunes parachutistes lui doivent d’avoir découvert les joies de la chute libre en groupe.

Bon d’accord il n’était pas toujours tendre, mais toujours exigeant, rigoureux, juste et donc très apprécié.

Et puis quand même, François, on n’oubliera jamais les plus grands moments des TAMALOUS :

  • les briefings, où tu réussissais à faire se coucher dans l’herbe mouillée ou sur le bitume une trentaine de parachutistes équipés,
  • Les montées en avion où tu distillais encore quelques conseils parfois déstabilisants,
  • La chute où rien qu’un regard de toi pouvait troubler,
  • Et les débriefings mémorables où même la vidéo ne permettait pas de départager les opinions.

D’ailleurs tu avais compris que la meilleure défense c’est l’attaque.

Et puis, de toutes façons, tout se terminait au bar autour des bières méritées ou consolatrice, selon les cas.

Fin 2005 François a encore donné de son temps, de son énergie et de son expertise pour réaliser la vente du 1er PILATUS et l’achat d’un PILATUS neuf, performant. Récemment il avait même découvert le vol en Wing Suite.

Il y a un peu plus d’un an, l’aggravation de sa maladie a obligé François à arrêter de pratiquer après 5000 sauts.

Je ne pense pas trahir la pensée de tous ses amis du centre école de Vannes en disant que François restera toujours dans nos esprits et nos cœurs. François, notre ami Poupou, on ne t’oubliera jamais.

« Kénavo, Kénavo,

Puisque ton gros bateau,

Doit t’emporter bientôt.

Kénavo, Kénavo

Dans un dernier sanglot

Quitttons nous sur ce mot.

Kénavo »

Théodore BOTREL

 

HOMMAGE DE JACQUES

François,

Tu as souhaité que je fasse cette intervention. Je te remercie ainsi que ta famille pour votre confiance.

Je me souviens encore de ton dernier jour à l’usine de la route du Conquet en 2005. Nous terminions la semaine par une réunion « Chefs de service ». En fin de réunion, je m’étais proposé de saluer ton parcours au sein de notre société et te souhaiter bon vent pour ta retraite. Je lève la tête et constate que tu n’es plus dans la salle. Tu t’es éclipsé discrètement ! Comme aujourd’hui !

Il est des circonstances, ou tout peut devenir dérisoire, tout peut se brouiller, tout peut devenir incohérent !  L’affectif vient alors troubler le rationnel et le raisonnement ! Le monde cartésien bascule !  Aujourd’hui nous vivons un tel moment et chacun d’entre nous se demande : Faut il parler ? Faut-il se taire ? Faut-il prier ? Faut-il crier à l’injustice ? Faut-il…. ? Au plus profond de soi chacun cherche ses propres réponses !

Avec tous tes amis de Thales, rassemblés dans cette église ou excusés parce qu’en mission, je viens te rendre un dernier témoignage d’amitié.  En toute humilité, sans aucune prétention, tout simplement avec sincérité et émotion !

Après de brillantes études à l‘Ecole d’Ingénieurs d’Angers puis à l’Ecole Supérieure d’Aéronautique  (Sup Aéro pour les initiés), tu rejoins la division simulateurs du groupe LMT à Trappes dans les Yvelines. Bientôt les simulateurs de vol des Mirage F1 ou autre Super Etendard n’aurons  plus de secrets pour toi, te permettant même quelques retours au pays lors de missions à la BAN de Landivisiau.

Originaire de Guiclan, tu lorgnes vers l’ouest et à l’automne 82 se présente une opportunité  à Brest dans la Division Activités Sous Marines de Thomson CSF qui après moultes appellations deviendra Thales Underwater Systems en 2001. Tu rejoins l’équipe d’un autre guiclanais, Martial Saillour, en tant que « Program Manager ». Les années 80 voient notre entité brestoise imposer ses produits de Guerre des Mines dans le monde entier. Même la très puissante Marine Américaine achète brestois et tu seras le responsable de ce programme durant les phases de développement et d’industrialisation.

 Aux cotés de Raythéon notre partenaire américain tu es au cœur d’une belle « success story » pour notre entité brestoise!

Homme de défis et souhaitant donner libre cours à ta créativité tu deviens le responsable « Polique produits » en Guerre des Mines. Tu n’auras de cesse de pousser les innovations et plus particulièrement le nouveau concept de Sonar Propulsé de l’avant. Qui dans le domaine ne se souvient encore du pari insensé de démontrer en condition opérationnelle, avec le support de la marine nationale, ce nouveau concept aux Marines du monde entier à l’occasion d’EURONAVAL 1994. La baie de Douarnenez n’a jamais vu autant d’amiraux ! Pari insensé ! Paris gagné !

En 96 tu t’offres un break pour un premier tour du monde à vélo ! Un autre pari insensé croyait-on ! Pas du tout ! Quand tu reviens un an plus tard, tu hérites des mêmes responsabilités mais en Aéroporté. La boucle est bouclée ! Tu pars en pré-retraite en 2005. Un autre grand projet  t’attend. Nous savons tous que tu as su le mener à bien !

Les métiers que tu as exercés sont très exigeants et à contraintes fortes. Multi facettes, ils exigent de conjuguer les attentes des clients, du marché et la réussite économique de l’entreprise. Pas toujours facile !

Ils nécessitent de posséder de grandes capacités d'écoute, un sens aigu de la négociation mais aussi une profonde aptitude à la communication. Tu as tout cela François! : Avec en plus cette force de conviction qui te caractérise, déroutante, désarmante, et qui finit toujours  par emporter l’adhésion ! Tu n’as que des certitudes, jamais de doutes ! Tu es l’homme des grandes certitudes !

Par ton professionnalisme et tes compétences tu as su apporter une forte contribution  à la progression de l’entité brestoise de Thales Underwater Systems en prenant en compte les changements de notre environnement externe, de nos métiers, de nos méthodes de travail et des évolutions du groupe Thales.

Tous,  nous avons pu apprécier ton engagement, ton enthousiasme, ta simplicité, ta modestie dans les relations humaines, et la totale confiance que nous pouvions avoir en toi dans nos relations de travail.

 Dans un autre registre, nous nous souvenons aussi de ces soirées conviviales passées ensemble à refaire le monde lors de nos déplacements aux USA, en Norvège, en Suède, à Singapour, en Corée, au Japon, en Australie et dans bien d’autres pays. Par ta convivialité, ta curiosité intellectuelle et ton aptitude à débattre, tu savais les rendre combien intéressantes et agréables.

Plus récemment, membre très actif de notre amicale de vétérans, tu animes nos déjeuners trimestriels à La Chaumière par tes récits sortant toujours de l’ordinaire : le bateau ta nouvelle passion, la route 66, la Birmanie, la Corée du Nord et puis...

Nous devions nous voir aujourd’hui …..Mais tu t’es éclipsé…discrètement…

Repose en paix François ! Tes amis de Thales ne t’oublieront pas !

« La plus belle sépulture, c’est la mémoire des hommes »    André Malraux

HOMMAGE DE EMILE

A François,

Jeudi est un jour de sortie pour le G.C.B (Groupe Cyclo-Brestois). François y était assidu. Aujourd'hui, ses amis, ses camarades, ses copains sont venus à Guiclan pour lui rendre un dernier hommage. Je ne connaissais pas encore François que déjà au GCB j'entendais parler de quelqu'un qui avait accompli un tour de la planète à vélo et qui s'apprêtait à en faire un deuxième. Quand j'ai eu le plaisir de le rencontrer, et après de nombreux échanges sur nos conceptions respectives de la vie et sur ce qui a de la valeur en ce monde, et qui mérite donc d'être connu et vécu, j'ai eu la réponse : François était attiré par la quête de l'évasion, de l'infini. Il avait besoin de retrouver la nature, de garder le contact avec la terre, l'arbre vert, l'eau vivante, l'air pur, la lumière du soleil, les éléments naturels dans tous leurs états.

Il lui fallait partir à l'aventure, retrouver les vallées vertes, la montagne, le ciel, la mer. Il lui fallait partir à l'aventure sur la route qui ne finit jamais, sur les chemins aux détours imprévus, qu'il découvre d'autres visages, d'autres horizons, qu'il gonfle sa poitrine d'air frais et emplisse ses yeux de lumière. La quête de l'altérité, le besoin de découvrir les autres, étaient ancrées en lui : à ce titre, il avait été émerveillé m'avait-il dit, par un des plus chaleureux accueils qui lui fut réservé par des nomades plus que modestes sur les hauts sommets de l'Iran, tordant de même le coup à certains préjugés ou lieux communs. Par contre il a aussi vérifié lors de son périple que la richesse et le luxe ne génèrent pas souvent ni générosité ni chaleur humaine. Pour autant, François n'a jamais oublié ses orignies Bretonnes et Terriennes. Il n'a jamais oublié Guiclan et ce qu'il y a vécu. Il prenait bien souvent plaisir à deviser en Breton avec Marcel, François, Jo, Rémi et moi-même.

Dans sa quête de l'infini, des grands espaces, je me demande si François n'avait pas dans un petit coin de la tête le projet d'un tour du monde en bateau. Lui seul avait la réponse. En saluant une dernière fois François, nous saluons un citoyen du monde.

HOMMAGE DE LIVIO

Farfar c’est comme ça que je t’appelais car cela veut dire père du père en norvégien.

Je voulais simplement te dire que j’espère que là où tu es maintenant tu peux faire autant de vélo de bateaux et de parachute que tu veux.

En tous cas à l’école je me suis souvent vanté d’avoir un grand-père qui avait fait deux tours du monde en vélo.

Je me rappelle même d’une fois ou Pierre Chalot et toi étiez venus dormir à la maison. Je n’arrivais pas à m’endormir car vous parliez trop fort. Je vous avais alors trouvé les surnoms de Pipelette et Rabajoie.

Rabajoie, comme à moto à Chicago quand tu rouspétais contre les indications routières de Mamie. Mais Mamie avait toujours raison, tu me faisais bien rire!

Je te souhaite bonne route FarFar.

HOMMAGE DE LUC

LE DERNIER VOYAGE 

je suis debout sur le sable,au bord de la mer. a mes cotés ,un navire déploie ses voiles

au son de la brise matinale,s'étire vers le large.

Il signifie la beauté et la force. je le regarde s'éloigner jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un nuage blanc entre ciel et terre à leur point de fusion.

Alors,quelqu'un à mes cotés me dit: »le voilà qui est parti »

Mais parti ou?

C'est moi qui ne le vois plus .C'est tout. il demeure aussi grand qu'il était lorsqu'il fut à mes cotés;il porte sa cargaison vivante à destination. Sa petitesse est l'effet de ma propre perception et non de sa réalité.

Et au moment précis ou il me dit : »le voilà qui est parti »,d'autres yeux scrutent l'horizon et d'autres voix sont prêtes à relever le cri de joie: »le voilà qui arrive! »

et c'est cela la mort.

 

texte réalisé lors de la disparition de PEATER BLAKE  navigateur australien assassiné par des pirates au large du SURINAM.

HOMMAGE DE LAURENT

Hommage à François le globe-trotteur

 

François aimait  cette citation de  Theodor Monod qui disait :

"Je ne comprends pas les gens qui s'ennuient sur terre , c'est prodigieux , il n'y a qu'a regarder  ".

Et pour regarder , en véritable  aventurier, il  aura fait 2 tours du monde  avec son velo qu'il appelait affectueusement  " MAGIC" . Mon Ange Gardien Inter Continental

Ce  simple velo  fut pour François le passeport  vers de merveilleuses rencontres humaines qu'il appréciait par dessus tout.

Jouer avec des enfants Pakistanais , faire la fête avec des Russes autour d'une bonne bouteille de Vodka , réparer son vélo avec des copains  Sénégalais .

 Ces milliers de petits instants magiques qu'il collectionnait au hasard de sa route.

Ces voyages  lui  faisaient dire que "La terre est bien ronde, elle est magnifique, elle est fragile aussi… elle n’est pas dangereuse : c’est l’inconnu qui engendre la peur".

Ses paroles de sagesse sont encore plus d'actualités car François faisait preuve d'une grande analyse mais réagissait surtout avec son coeur.

C'est certainement pour cela qu'il aura marqué à jamais tout ceux qui ,un jour ,l'ont croisé sur leurs chemins.

Il n'aura pas eu le temps de coucher sur papier ses impressions mais 

lisez son blog , car il était un merveilleux conteur .

Un jour il écrivit: 

"J'ai l'impression que Magic  m'attend à la porte du Cybercafé, bien gardé par un gringo souriant. 

J'ai accompli mon habituel devoir de globe-trotter pédalant, il ne reste plus qu' à planter la tente pour la nuit. 

Vous vous souvenez: toujours l'orienter vers l' Est pour recevoir les premiers rayons du soleil, demain sera un autre jour. "

Tu as quand même planté ta tente un peu trop tôt François.

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Published by francois pouliquen
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commentaires

georges grall 10/01/2016 13:54

Malgré une entente de cœur et de raison pendant les quelques années où nous avons travaillé ensemble, c'est-vrai que nous avons perdu le contact pendant de nombreuses années. Mais je ne t'ai jamais oublié. Aussi c'est avec une immense tristesse que j'ai appris récemment ton départ de la terre et son humanité que tu as si bien apprécie et sur laquelle tu as laissé une trace à tout le moins aux personnes qui ont croisé ta route. A vous Monique et vous enfants je vous présente mes très sincères condoléances, vous pouvez être fiers de l'homme qu'il a été.

LEDUC Hervé 15/12/2015 12:21

François, cher François,

ce matin en ouvrant ta page web, je découvre une triste nouvelle, ta disparition, cela m'attriste énormément.
Tous les 2 voyageurs aventuriers, notre rencontre remonte au 05/01/2007, c'était à Vientiane au Laos, tous les 2 sur notre petite reine. Tu m'avais interpellé en me disant : "d'où viens-tu comme ça ?". Et forcément on voulait faire connaissance l'un de l'autre.
François, reçois mon admiration pour ta route accomplie, gardant le souvenir d'un passionné. En te perdant, c'est une disparition dans la grande famille que sont les voyageurs à vélo.

Mathieu Bernard 29/09/2015 10:24

Bonjour François,

Il y a 10 ans, tu nous a accueilli chez toi et Monique le temps d'un week-end, pour nous parler de ton expérience en Mongolie. Sans doute moins courageux que toi, nous n'avions pas fait de tour du monde, et nous avions préféré être 4 pour pédaler, mais nous avions suivi ta route entre Oulan Bator et Pekin. Sans le savoir, tu as fait parti de tous nos futurs voyages, car nous chantions souvent une chanson en ton honneur (Pou Pou Pou, Pouliquen....). Tu nous as aidé à traverser le désert de Gobi par tes nombreux conseils et je suis certain que tu as laissé à ta famille et tes amis d'innombrables souvenirs. Repose en paix, et nous ne cesserons de chanter en ton nom lors de nos futurs voyages. Mathieu, un Gobirotters

Seb Helpiquet 29/09/2015 10:41

Je m'associe à Mathieu et fais part de toutes mes condoléances à ta famille. Tu étais quelqu'un de bien.
Sébastien, un Gobitrotter.

jacqueline moreau 23/09/2015 13:02

bonjour François,
Le bonheur de vous avoir connu est aujourd'hui assombri par le chagrin de vous voir partir. Car même si nous ne nous sommes jamais rencontrés, vous nous avez tant donné lors de ce tour du monde et depuis, que pour nous aussi c'est un ami qui vient de s'en aller.
Alors que le globe trotter qui lisait "le petit prince" en roulant sur les traces de Saint-Exupéry est parti rejoindre les étoiles, nous venons vous dire, à vous Monique et à tous ceux que François aimait, que nous partageons votre chagrin.
Kenavo, François, nous ne vous oublierons pas

Jcqueline et Roland

sylvianne 21/09/2015 12:23

A mon voyageur préféré,

Poupou c'est toujours un privilège de rencontrer des personnes comme toi, si exceptionnelle...

Longtemps je me remémorrerai tous les merveilleux voyages (avoir eu la chance de te connaître en est un également) et expériences que tu as vécue.

Bizzzzz de la belgique profonde...