Un autre Tour
Après 1 an et 10 mois (673 jours),du 10 juin 2006 au 12 avril 2008,sur les routes du monde, me voilà revenu au point de départ à Brest: la terre est bien ronde!
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Premier Tour du Monde:
Le 15 Mars 1997, après un saut en parachute avec les copains sur la plage du Moulin Blanc à Brest, j'enfourchais mon vélo "Magic" chargé de sacoches. Après avoir pédalé vers l’Est sur 24044 km
durant 333 jours, je suis revenu au point de départ. La terre est bien ronde, elle est magnifique, elle est fragile aussi… elle n’est pas dangereuse : c’est l’inconnu qui engendre la peur. J'ai
été particulièrement bouleversé par l'hospitalité du peuple russe tout au long de cette immense et belle Sibérie dont le seul nom évoque chez nous goulag et malheur.
9 ans déjà, on ne sort pas indemne d'un tel voyage, il y a la vie avant et la vie après. Chaque fois que je vois un globe de notre terre, je suis rempli d'émotion! Comment peut-elle être aussi petite pour qu'il soit possible d'en faire le tour à vélo? Il n'y a pas que nous sur cette terre, je ne peux plus croiser un animal sans lui adresser la parole, pardon les vaches de vous avoir qualifiées de "folles" après vous avoir empoisonnées!
Deuxième Tour du Monde:"Un autre Tour"
Magic avait des fourmies dans les pneus, et moi j' étais depuis peu " à la
retraite" : le 10 juin 2006 on décidait de repartir! A nous les grands espaces, le vent, le soleil, la pluie, sans savoir le matin où nous serions le soir. Nous allions rouler encore une
fois sur cette terre sans faire de bruit, fiers de notre statut de vagabonds.
Et maintenant ... : Après 2 tours du monde à vélo, un tour du monde en bateau ? un tour de Lune ? " Il l'a fait car il ne savait pas que c'était impossible... " Suite au
prochain numéro...
Cliquez sur le globe pour voir mon parcours!
La boucle est bouclée! Arrivée plage du MOULIN-BLANC le 12 Avril 2008 à 11h20 par un beau
soleil. Merci à tous ceux qui sont venus m' acceuillir à Guiclan hier et à Brest aujourd'hui.
5 continents, 32 pays, 673 jours de voyage pour 46440 km à vélo. Une grande aventure partagée avec tous les lecteurs de ce Blog.
" Je ne comprends pas les gens qui s'ennuient sur terre,
C'est prodigieux, il n' y a qu' à regarder"
Theodore Monod
Coober Pedy veut dire en language Aborigene: "Le terrier de l'homme blanc". Cette ville de 3500 habitants est la capitale mondiale de l' opale, il y a
1500000 forages autour de la ville avec un petit ou un grand tas de sable a cote suivant que l'on est trouve quelque chose ou pas! Les mineurs travillent comme des taupes dans des galeries
sous-terraines. C'est un peu pathetique, les Aborigenes ont de l'humour mais eux ne travaillent pas, ils touchent les subventions... Il fait si chaud ici, jusqu' a 65 degres au niveau du sol en
ete, que les gens habitent sous terre, meme le cure a enfoui son eglise!
Nous avons plante la tente tous les soirs dans ces relais aupres de caravanes plus luxueuses mais ce confort sommaire nous suffisait. La route a ete longue,
parfois monotone avec des lignes droites allant au -dela de l' horizon, mais n' est ce pas le seul moyen pour vraiment s'impreigner de l' immensite du pays? Le seul kangourou vivant que nous
avons rencontre etait derriere un grillage, nous en avons vu des centaines ecrases sur le bord de la route, preuve qu'ils sont toujours la mais ils restent en retrait durant la journee. Quel
drole d' animal taille pour la vitesse et l' endurance! on dirait un avant de lapin greffe sur un arriere d' antilope.
Des rencontres insolites sur la route: Le Tcheque Olga, un mastodonte de 1.90m et 90 kg avec sa petite trottinette qui tracte une remorque! Il fait lui aussi
Adelaide-Darwin avec cet attirail, des pneux neufs et une nouvelle paire de chaussures tous les 3000km.. Le jeune Japonais de 21ans Takahiro nous a accompagne 2 jours, il va faire le tour de l'
Australie a velo pendant un an, tres fort en cuisine mais moins bon pour regler son velo: on a echange nos connaissances!
Dimanche prochain, ne vous trompez pas de bulletin!!!
La vegetation devient de plus en plus clairsemee, on approche le desert de Simpson... Nous avons trouve notre rythme de croisiere: lever a 6.00h du matin, depart si possible vers 7 heure apres un bon petit dejeuner et avec le plein d'eau et de quoi manger en route, arret a l'ombre sous un arbre pour un bon repas chaud (riz ou noodles) apres une cinquantaine de km et arrivee a l' etape vers 15-16h pour une (deux, trois...) bonne biere. Il fait tres bon jusqu'a 11h avec le soleil qui monte progressivement sur notre gauche puis ca chauffe terriblement entre 12h et 15h :plus d'ombre et la route est chauffee a blanc. Le vent est souvent de 3/4 face et il vaut mieux qu'il soit assez soutenu pour mieux nous raffraichir. Tres peu de traffic sur la route, parfois une 1/2 heure sans mais on ne se lasse pas d' admirer le paysage. Beaucoup de vaches eventrees par les Road Trains sur les bas cotes, on les sent (vent de face!) avant de les voir. On comprend l'utilite des enormes pare-chocs de ces mastodontes qui gardent leur trajectoire face a n'importe quel animal: 4 vaches d'un coup sur le bord de la route hier ...
Ce soir nous sommes a Katherine, 330 km au sud de Darwin, demain journee de repos. 330 km en 3 jours: Monique est donc dans le rythme et recupere bien d'une journee sur l' autre, la traversee de l' Australie semble donc a notre portee. Nous empruntons la " Stuward Highway" qui traverse toute l' Australie du Nord au Sud, c'est comme une Nationale de chez nous avec 2 voies seulement et des zones de depassement de temps a autre.
Les "Road train" (Trains de la route) sont tres impressionnants: 4 remorques de 20 roues chacune accrochees a un gros tracteur 'Mack" ou "Kenworth" de 500 a 600 chevaux , en tout plus de 120 tonnes a plus de 100 km/h...Quand ils nous doublent, certains passent tres pres et ca n' en finit pas de voir les roues defiler a 50cm de notre coude droit, on est souvent propulse sur le bas cote (heureusement bien amenage) par le deplacement d'air. Le bruit est assez effayant au debut mais on s' y habitue.
Deja le malaise de la population aborigene nous a assailli: des gens paumes sur les trottoirs ou sous les arbres, interpelles par des policiers blancs qui vident leurs bouteilles, probablement pas pleines d' eau ou de cafe...Le premier bateau de bagnards et de prostituees est arrive ici en 1788 venant d'Angleterre (un an apres la revolution francaise), les murs de la nouvelle prison avaient 20000km d' epaisseur! Les hommes blancs ont repeuple le continent au detriment des hommes de couleur qui vivaient la depuis des milliers d'annees, il n' en reste qu'un petit million vivant completement en marge de la "civilisation"... Le contact avec eux semble tres difficile mais le long de la route nous allons essayer!
qui peuvent atteindre 5 metres et sont tres dangereux, leurs petits cousins "freshies" vivent en eau douce et sont eux innoffensifs ou presque...
Monique en partance de Singapour pour Darwin, merci Florence. On peut comparer la technique francaise d' emballage avec la technique indonesienne...
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